le monde de Soded

observations, nature et voyages, poésie

08 décembre 2008

Par compassion pour l'esprit
De l'homme, qui s'enténèbre,
Il franchit la salle et retrouve
Le tumulte de Galilée.
Babylonienne l'étoile
Qui a fait tomber la nuit
Fabuleuse, la nuit informe.
Quand le Christ fut tué l'odeur
Du sang versé rendit vaine
La tolérance de Platon, vaine
Toute discipline dorique.

Rien de ce que l'homme chérit
N'a plus d'une heure ou d'un jour.
L'amour rassasié rejette
Son amour, la brosse du peintre va dévorant ce qu'il rêve.
Et le cri du héraut, le pas
Rythmé du reître consument
l'un sa gloire, l'autre sa force :
Oui, toute flamme qui troue
La nuit qu'amasse dans l'homme
Ce brandon résineux, le coeur.

W.B Yeats.

photo : S.Desprez - Saint- Didier le 5 décembre 2008

Posté par Soded à 21:38 - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Commentaires

Antenne

Vers le ciel une antenne s'élance mais elle ne peut saisir les nuages : elle confond les ondes et les ondées.

Posté par D. Hasselmann, 12 décembre 2008 à 15:22

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